L’EUROPE DANS LA MONDIALISATION ET LA QUALITÉ DE LA DÉMOCRATIE

ESPOL-LAB est l’unité de recherche d’ESPOL. Elle fédère une équipe de 13 enseignants-chercheurs qui se donnent le politique comme objet central d’investigation et d’analyse. L’interrogation sur les frontières du politique et sur le rapport du politique à la vie en société est au cœur du projet scientifique d’ESPOL-LAB. Quelle est la portée réelle de la décision politique ? Quels en sont les ressorts ? Dans quelle mesure le politique renvoie-t-il (encore) aux modalités de régulations des sociétés ? Le doit-il ? L’apparente fragilité de l’Etat contemporain accentuée par l’éclatement des allégeances identitaires, la mondialisation croissante des économies et l’émergence de nouvelles formes de violence et de gouvernance viennent souligner la difficulté à organiser les rapports sociaux et à donner sens au vivre ensemble. Pour autant, si l’Etat moderne peut ne plus apparaître comme le cadre exclusif à l’intérieur duquel s’élaborent et se transforment  les règles communes, il n’en garde pas moins un attrait inégalé et une capacité à orienter et à organiser le devenir des sociétés.

Dans ce contexte, ESPOL-LAB a pour vocation de contribuer à éclairer les processus de décision politique, leurs fondements normatifs et les contraintes qu’ils subissent, ainsi que le rapport continuellement transformé au territoire et à la violence en s’appuyant sur une équipe où les principaux sous-champs de la science politique (politiques publiques, relations internationales, politique comparée, histoire des idées politiques, théorie politique) sont représentés.

Pour cela, les recherches conduites au sein d’ESPOL-LAB s’articulent autour de trois axes thématiques qui ont pour visée commune d’interroger les transformations contemporaines du politique : (1) Qualité de la démocratie ; (2) Régulation et Gouvernance ; (3) Reconfigurations de l’International. L’Europe constitue une dimension structurante des recherches conduites à ESPOL présente dans chacun des trois axes thématiques.

Domaines de Recherche

Les recherches conduites au sein d’ESPOL-LAB s’articulent autour de trois axes thématiques qui ont pour visée commune d’interroger les transformations contemporaines du politique :

L’Europe constitue une dimension structurante des recherches conduites à ESPOL présente dans chacun des trois axes thématiques

Giulia SANDRI

Maîtresse de conférences en science politique

1) Qualité de la démocratie

La démocratie représentative est mise à l’épreuve depuis plusieurs décennies, en Europe comme dans le reste du monde. En appréhender les causes multiformes est un des défis majeurs des sciences sociales et plus particulièrement de la science politique contemporaine. Le rôle des partis politiques et des gouvernements se transforment. Dans un monde globalisé, la osition des états-nations dans l’Union Européenne change. Les formes et les arènes de la participation politique se diversifient. La montée en puissance de formations dites “populistes” cristallise le rejet pour les élites politiques.

En savoir plus

À partir d’une réflexion sur les principes fondamentaux de la démocratie, cet axe thématique vise à analyser les conditions formelles et procédurales de la démocratie, la capacité des institutions politiques à satisfaire ces critères ainsi que les causes et conséquences de la démocratie. Les recherches menées sur ces enjeux dépassent une lecture strictement juridique de la démocratie pour privilégier aussi bien une réflexion théorique sur les critères du bon gouvernement qu’une analyse empirique des processus politiques.

Mobilisant les outils de la philosophie politique, de la sociologie politique et de l’analyse des politiques publiques, les travaux de cet axe portent plus spécifiquement sur :

– la représentation politique (élections, partis et parlements),

– les nouveaux espaces de la démocratie (notamment la démocratie économique),

– la démocratie électronique.

Sabine WEILAND

Maîtresse de conférences en science politique, Directrice du Centre de recherche ESPOL-LAB

2) Régulation et gouvernance

Cet axe d’ESPOL-Lab porte sur les recompositions de la régulation des sociétés. En adoptant une définition large, on entend par ce terme la production et la mise en œuvre de normes et de programmes d’action sur un territoire donné par une organisation jouissant d’une certaine légitimité. En ce sens, la régulation comprend tant l’activité de gouvernement que les normes et dispositifs privés visant à organiser un secteur d’activité ou les relations sociales. Loin d’être une activité neutre ou purement fonctionnelle, la régulation implique fondamentalement des conflits matériels et idéels qui en sont la cause et/ou en découlent, qu’il convient d’analyser.

En savoir plus

Questionner le politique par la régulation implique un triple questionnement en termes d’acteurs, d’arènes de régulation, et enfin, d’instruments. Concernant les acteurs, la question est celle du fameux « qui gouverne ? » de Robert Dahl, interrogeant les acteurs influençant la production de normes et leur mise en œuvre. Ces nouveaux acteurs poussent également la régulation à changer d’arènes de gouvernement et gouvernance, avec la prise d’importance de niveaux infra-, supra- mais aussi transnationales, et le développement de normes publiques-privées ou privées à côté des politiques nationales ou régulations internationales. La régulation publique au niveau national, qui a prévalu pendant longtemps, est remise en cause face à l’importance de nouveaux enjeux globaux (par exemple, les conflits internationaux, la migration, les changements environnementaux, la mondialisation économique, etc.)
Les recherches menées à ESPOL-LAB portent sur ces évolutions de la gouvernance pour interroger comment les acteurs eux-mêmes se saisissent de ses enjeux, mais aussi pour analyser les conséquences de ces constellations publiques-privées d’acteurs.
Enfin, la forme et la nature de la régulation vise le contenu de ses dispositifs : Ce sont ainsi les modes de coordination entre acteurs ainsi que les instruments de la régulation qui évoluent. Parmi les sources de changement, les recherches d’ESPOL-LAB interrogent notamment le rôle de certaines normes, tels que le néolibéralisme ou la démocratie participative, dans le changement de ces régulations. Les domaines d’application sont divers : La sécurité et la défense, l’économie, l’environnement et l’agriculture sont autant de domaines de régulations étudiés par ESPOL-LAB.
Plusieurs domaines animent les travaux de cet axe :
– Avancées et limites de la gouvernance : dans des domaines émergents (par exemple l’environnement) comme dans des domaines régaliens (comme la sécurité et la défense)
– Les reconfigurations du droit international ;
– Le rôle des politiques culturelles dans l’internationalisation (notamment dans la construction européenne) ;
– La légitimité des régulations internationales.

Philippe BONDITTI

Maître de conférences en science politique

3) Reconfigurations de l’International

Cet axe thématique explore les transformations contemporaines de l’International. Classiquement appréhendé comme espace abstrait et sans territoire propre enveloppant des phénomènes politiques et sociaux qui s’établiraient soit totalement hors de l’Etat soit entre les Etats, l’International peut aussi se comprendre comme un certain régime de limites, historiquement contingent, articulé autour de la division spatiale entre l’interne et l’externe, et à partir duquel a pu s’élaborer tout un ensemble de distinctions normatives et structurantes de la pratique politique et de la compréhension même du politique : distinction entre le citoyen et l’étranger, entre la politique intérieure et la politique étrangère, entre le crime et la guerre, entre le criminel et l’ennemi, entre la sécurité intérieure et la défense nationale, entre la police et les forces armées etc.

En savoir plus

S’il a toujours été mis à l’épreuve et s’il s’est continuellement transformé sous les effets, notamment, d’une tendance à l’intégration globale tant sociétale qu’institutionnelle, et contrairement à ce qu’a pu suggérer une certaine littérature à propos de l’avènement d’un « monde global et sans frontière, » l’International ne s’est toutefois jamais totalement dissolu dans une « politique mondiale » (world politics) qui ferait abstraction des Etats ou se déploierait au delà d’eux. Plutôt que de disparaître, l’Etat se transforme et, avec lui, l’International dont les travaux conduits sous ce troisième axe se proposent d’explorer les reconfigurations contemporaines.

Dans une perspective critique et résolument réflexive, ces travaux interrogent tout particulièrement les inclinaisons et les réorientations du processus historique de construction de l’Etat moderne, le rapport transformé à l’espace, aux frontières et à l’ennemi, les procédures contestées (et pourtant continuellement réaffirmées) de légitimation de l’autorité souveraine étatique et les transformations des conditions d’exercice de violence.
Parmi les thèmes qui animent les travaux de cet axe, on mentionnera notamment :
– la sécurité internationale et les organisations régionales et internationales de sécurité,
– les conflits armés, la guerre et la stratégie militaire,
– le terrorisme et l’antiterrorisme.

Projets de recherche

H2020 Projet « Reconciling Europe with its Citizens through Democracy and the Rule of Law »

(RECONNECT)

ESPOL-LAB est partenaire du projet RECONNECT . Il s’agit d’un projet pluridisciplinaire de 4 ans financé par la Commission européenne dans le cadre du programme H2020. Le consortium composé de 18 institutions académiques de 14 pays et coordonné par la KU Leuven se focalise sur l’analyse des défis auxquels l’UE se trouve aujourd’hui concentrée, en particulier en matière de démocratie et d’Etat de droit. Une attention particulière est portée aux enjeux de la politique économique et fiscale, au terrorisme, au commerce international et aux migrations. Les membres d’ESPOL-LAB participent plus particulièrement au work package 6 ‘Practices of democracy’ et au work package 11 ‘Counter-terrorism’. Lire la suite

Projet « Gouvernement numérique »

(PIA DUNE EPHEMER)

ESPOL-LAB participe au projet EPHEMER (Ethique et Pédagogie Holoptique pour un Enseignement en Réseau) porté au sein de l’ICL par ETHICS EA 7446, grâce à un financement de l’ANR dans le cadre du Plan d’Investissement d’Avenir DUNE (Développement des Université Numériques Expérimentales). L’unité accueille depuis septembre 2017 et pour une durée de trois ans Zach Bastick, un post-doctorant qui conduit une recherche sur la démocratie numérique (recherche qui s’inscrit donc parfaitement dans notre axe Qualité de la démocratie) et qui assure en outre des enseignements sur la même thématique. Le projet étant transverse à l’Université Catholique de Lille, il favorise en outre les collaborations interdisciplinaires.

Groupe de travail sur le terrorisme et l’antiterrorisme

(O.C.T.A.V.)

Le groupe de travail a émergé du constat qu’il n’y a jamais eu autant d’épisodes de violence “terroriste” que depuis les années 1970 et l’institutionnalisation progressive, en France, en Europe et aux Etats-Unis notamment, de ce que l’on appelle désormais “l’antiterrorisme”. Loin de conduire à l’idée que “l’antiterrorisme” serait lui-même générateur de la violence “terroriste”, ce constat suggère plutôt de refuser l’opposition terrorisme/antiterrorisme qui structure le discours politique, médiatique et d’expertise depuis cette époque. Dès les années 1970, en effet, le discours politique, largement alimenté par celui des experts, lui même amplement relayé par les médias, ne cesse d’opposer “terrorisme“ et “antiterrorisme“ et de présenter le second comme la réponse des Etats au premier. Ce faisant, il fait fi du mimétisme des pratiques qui, depuis cette même époque, git au principe du développement de l’antiterrorisme : plus le “terrorisme“ a été décrit comme une nouvelle forme de violence dont les entrepreneurs agiraient en réseau, et plus les acteurs de la sécurité, de la défense, du renseignement ont été appelés à s’organiser à leur tour en réseau, via un recours accru à l’outil informatique, et à développer une forme renouvelée d’intervention étatique contre la violence labellisée “terroriste“. C’est cette forme renouvelée d’intervention des Etats contre la violence dite “terroriste” que l’on nomme aujourd’hui “antiterrorisme”.

En savoir plus

Ce diagnostic d’une transformation de la violence non-étatique exclusivement, à laquelle les appareils de sécurité et de défense des Etats modernes ne feraient que répondre en s’y adaptant, est erroné. Outre qu’il contribue à enfermer les entrepreneurs de violence et les appareils de sécurité, de défense et de renseignement des Etats modernes dans une inquiétante escalade de la violence et de la répression, il tend aussi à bloquer la réflexion a propos de la mise en œuvre de politiques publiques alternatives susceptibles de fournir un autre traitement de la violence dont les transformations contemporaines ne concernent pas seulement la violence non-étatique, mais aussi celle des Etats, comme en témoignent les plus récentes propositions, en France ou aux Etats-Unis, visant à accroître les capacités antiterroristes.
Les séances du groupe entendent, à travers un programme de trois ans (2017-2020), explorer l’hypothèse générale selon laquelle ce que l’on appelle le “terrorisme” et “l’antiterrorisme” renvoient, ensemble, à une série de transformations complexes des manières même dont le phénomène général de la violence a été problématisé et catégorisé à l’époque moderne afin de permettre son traitement par des autorités étatiques dont la sociologie historique wébériano-éliassienne a su décrire le processus de légitimation. Sous cette hypothèse, ii est admis que l’analyse de ces transformations ne peut se faire à partir de la série d’oppositions – classiques et souvent trompeuses – entre la violence des individus et la violence des Etats, entre le “terrorisme” et “l’antiterrorisme”, entre démocratie et barbarisme, entre modernité et islam, entre Occident et Moyen-Orient, etc. Une telle analyse implique donc un geste réflexif de mise à distance de ces catégories de pensée qui structurent I’ensemble du discours politique et d’expertise.

Avec ses équivalents au sein des institutions partenaires d’ESPOL, ce groupe de travail forme l’Observatoire Collaboratif du Terrorisme de l’Antiterrorisme et des Violences (O.C.T.A.V.). O.C.T.A.V. est une initiative d’enseignant.e.s, chercheur.e.s et enseignant.e.s-chercheur.e.s issu.e.s de divers horizons disciplinaires, soutenue et financée par le LabToP-CRESPPA-Paris8-CNRS, l’ESPOL-ICL, le REPI-ULB et le CERI-SciencesPo/CNRS. Ses membres se proposent de ressaisir conjointement et à leur racine les problématiques du ‘terrorisme’ et de ‘l’antiterrorisme’ en interrogeant leurs rapports aux transformations contemporaines de la violence et du politique. Pour cela, les travaux d’O.C.T.A.V. s’organisent autour de deux plateformes : un séminaire de recherche et des ‘rencontres-praticiens’ avec des professionnels de la sécurité, de la défense, du renseignement, de la justice et du travail social. Les séances du séminaire de recherche et les rencontres-praticiens s’alternent autour d’un même thème.

Pour s’inscrire à la liste d’information O.C.T.A.V., merci d’écrire à : administration@octav.org.

Projets de recherche

Projet “Reviving democratic participation in Europe: lessons from the crisis”

Le Prof. Michael Holmes (Liverpool Hope University) a effectué un séjour de recherche à ESPOL-LAB, été rendu possible par le soutien du Conseil régional Nord-Pas de Calais dans le cadre du programme « Accueil de chercheurs invités ». Le séjour à Lille, pendant toute l’année 2017, a permis à Michael Holmes de travailler à son projet sur l’impact de la crise de la zone euro sur les partis politiques en tant qu’agents de participation démocratique. Il a aussi débouché sur la préparation d’un ouvrage collectif (à paraître chez Manchester University Press) auquel Julien Navarro et Antonella Seddone contribuent, et à l’organisation d’un colloque international sur le Brexit en novembre 2017. Michael Holmes continue à collaborer avec ESPOL-LAB en tant que chercheur associé.

Projet “Between personalization and democratization”

De sept. 2015 à août 2017, ESPOL-LAB a accueilli une chercheuse post-doctorante, Antonella Seddone, pour son projet de recherche « Between personalization and democratization: the changing role of members within political parties ». Ce projet, s’inscrivant dans l’axe thématique Qualité de la démocratie, bénéficiait d’un financement dans le cadre du programme Accueil de Jeunes Chercheurs 2015 du Conseil Régional Nord – Pas de Calais. Outre les multiples réalisations en propre de la post-doctorante pendant son séjour à Lille, celui-ci a débouché sur de multiples publications en collaboration avec des membres de l’unité (en particulier Giulia Sandri). Antonella Seddone continue à collaborer avec plusieurs collègues d’ESPOL-LAB en tant que chercheuse associée.

Chercheurs permanents

L’équipe d’ESPOL-LAB se compose de 14 enseignants-chercheurs qui se donnent le politique comme objet central d’investigation et d’analyse : 10 maîtres de conférences, un professeur HDR, un maître-assistant et un chercheur post-doctorant. La direction d’ESPOL-LAB est assurée par Sabine Weiland, directeur adjoint est Thierry Chopin.

ESPOL a également cinq chercheurs associés. Nous nous réjouissons de l’intérêt des chercheurs à vouloir s’associer à ESPOL.

ESPOL-LAB est membre de l’ECPR (European Consortium for Political Research), le principal réseau de recherche en science politique en Europe. L’équipe apporte son soutien à la Revue Internationale de Politique Comparée et à la revue Politique européenne.

Alexis MASSART

Directeur d’ESPOL et Maître de conférences en science politique

Philippe BONDITTI

Maître de conférences en science politique

François BRIATTE

Maître assistant en science politique

Oriane Calligaro

Maîtresse de conférences en science politique

Thierry CHOPIN

Professeur de science politique, Directeur adjoint du Centre de recherche ESPOL-LAB Research Centre for European and International Politics

Brendan COOLSAET

Maître de conférences en environnement et développement, Directeur des Masters d'ESPOL

Janis GRZYBOWSKI

Maître de conférences en science politique, Directeur de la Licence de Relations Internationales

PIERRE-YVES NERON

Maître de conférences en philosophie politique et sociale, Directeur de la Licence européenne de science politique

Giulia SANDRI

Maîtresse de conférences en science politique

AGATHA VERDEBOUT

Maîtresse de conférences en Relations Internationales

Felix-Christopher von Nostitz

Maître de conférences en science politique, Directeur de la mobilité internationale

Sabine WEILAND

Maîtresse de conférences en science politique, Directrice du Centre de recherche ESPOL-LAB

Post-doctorants

Camille Kelbel

Chercheuse postdoctoral en science politique

Thomas Millea

Doctorant et chercheur associé

Zach BASTICK

Chercheur postdoctoral en science politique

Chercheurs associés

ESPOL invite les chercheurs intéressés par la possibilité de s’associer à l’Ecole et plus particulièrement à ESPOL-LAB, notre centre de recherche, à postuler via les formulaire ci-dessous. L’objectif étant d’enrichir la vie académique et intellectuelle d’ESPOL. Nous invitons les chercheurs dont le profil scientifique correspond aux thèmes de recherche de ESPOL à nous rejoindre.

 

Benjamin Neimark

Maître de conférences à Lancaster Environment Center; Université de Lancaster & Chercheur associé à ESPOL

JULIEN NAVARRO

Chargé de recherche en science politique à ETHICS de l’Université Catholique de Lille, Professeur à l’Académie diplomatique de Vienne & Chercheur associé à ESPOL

Michael Holmes

Professeur de science politique à la Liverpool Hope University & Chercheur associé à ESPOL

Daniel-Louis SEILER

Professeur émérite des universités à Sciences Po Aix-en-Provence & Chercheur associé à ESPOL

Antonella SEDDONE

Chercheuse postdoctorale au Dipartimento di Culture, Politica e Società, Università degli Studi di Torino & Chercheuse associée à ESPOL

Événements ESPOL-LAB

2012

2013

2014

2015

2016

2017

2018

2019

X